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Un petit détour par l’hôpital

Un petit détour par l’hôpital - Marc Bélanger

Je partais un jour pour l’hôpital faire un check-up. En arrivant, je donnais une ordonnance à une secrétaire médicale, qui m’envoyait deux étages au-dessus, pour attendre mon tour. Il y avait déjà pas mal de monde dans la salle d’attente. Au bout de 20 minutes, je trouvais le temps long. Seulement trois personnes étaient passées, et il y en avait encore cinq qui devaient passer avant moi. Il aurait été plus qu’improbable que ces personnes me laissent passer avant elles. J’étais très en retard pour aller au travail, et chaque fois que l’infirmière ressortait en faisant l’appel du client suivant, j’essayais de capter son attention pour lui demander combien de temps je devrais encore attendre. Vu son regard, c’était perdu d’avance. Je redescendais à l’accueil pour demander un rendez-vous pour le lendemain, et la possibilité de passer en premier. La secrétaire médicale me fit comprendre que le classement se faisait au fur et à mesure des arrivées des patients. Je n’avais d’autre choix que d’arriver le plus tôt possible le lendemain, pour avoir la certitude de passer à une heure raisonnable.

J’arrivais donc le lendemain matin, parmi les trois premières personnes. Quand l’infirmière ouvrit la porte pour m’appeler, je me trouvais face à celle de la veille, qui apparemment, n’avait pas encore dormi depuis la dernière fois où je l’avais vu. Si je me plaignais la veille d’être en retard au travail, je trouvais que cette infirmière avait de quoi se plaindre du nombre d’heures de sommeil en retard. Je lui demandais avant de me faire piquer, comment elle arrivait à tenir après autant d’heures de travail. Elle me répondit d’une façon très lasse, qu’elle songeait sérieusement à s’inscrire auprès d’une agence placement infirmier, pour justement, travailler avec des horaires raisonnables, tout en gagnant beaucoup plus d’argent. La plupart de ses collègues l’avaient fait, et le sous-effectif de l’hôpital faisait qu’elle était obligée de travailler beaucoup plus d’heures, en remplaçant la plupart des infirmières qui étaient parties. Elle ne recevait à chaque fois, qu’une prime misérable pour cela. Je lui demandais par la suite, si ce n’était pas le fait de la création de ces agences qui grossissaient les problèmes hospitaliers par rapport aux infirmières. Elle me répondait que non. Pour elle, si ces agences existent, c’est parce qu’il y a une demande. De plus, elle trouvait qu’il était déraisonnable de blâmer ces agences, sur le fait qu’elles ne faisaient que ce que l’État ne se permettait pas de faire pour les hôpitaux et les patients. Il ne fallait pas jeter la pierre sur ceux qui réussissaient, là où d’autres avait eu tous les moyens pour faire exactement la même chose. Tout le système était à revoir, et c’était le temps de mettre la main à la pâte.

 

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Je cherche à travers ce blogue à vous parler des femmes, non plutôt de la chasse, quoique certains pensent que l’un va avec l’autre. Mais non, je vous mène un bateau. Je suis un pécheur… ou un pêcheur ?? Amateur de vélo, je perds facilement les pédales parait-il. Mais non, j’avoue, c’est moi Zorro… mais ne me recherchez pas mon numéro aussi est masqué. Finalement tout est relatif, alors j’adore les relations. Mais ne vous en faites pas, je sais aussi être tendre et soumis à mes heures…