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Rendez-vous chez l’avocate

Rendez-vous chez l’avocate - Marc Bélanger

Demain, il faudra prendre la route pour aller à Montréal. J’ai rendez-vous avec mon avocate, c’est le genre de rendez-vous que je n’aime pas, et que j’ai tout fait pour ne pas avoir, mais la situation ne le permet plus.

Mon fils Tom est né, il y a huit ans déjà. Nous ne l’avions pas choisi, mais quoiqu’il en soit, ce fut un vrai bonheur. Sa maman est partie une première fois de la maison lorsqu’il n’avait qu’un an, ce fut un passage de ma vie très compliqué. J’ai dû prendre un congé sabbatique pour m’occuper de lui, et finalement, nous avons passé des moments inoubliables. J’étais présent à chacun de ses progrès, je me souviens encore de ses premiers pas qu’il a fait sous l’abri soleil toile de la maison. Ce jour-là, j’ai pleuré de joie.

Puis sa mère a finalement décidé de revenir parmi nous. Elle a souhaité changer de maison, elle voulait mettre un terme avec ces lieux qu’elle disait ne pas aimer. Nous avons donc déménagé, quitté la ville pour nous installer à la campagne dans un environnement très calme qui semblait alors la satisfaire. Jusqu’à son nouveau départ pour l’espace de quelques mois. Le temps de réaliser une fois de plus que finalement, elle se sentait mieux près de nous.

Puis, six mois plus tard, elle est rentrée un soir en me disant que c’était fini, qu’elle partait vivre sa vie. Je me suis alors fâché, lui ai dit que je ne voulais rien savoir de ce qui lui passait par la tête. Que j’allais quitter la maison l’espace de trois jours, que pendant ce temps, elle pouvait prendre tout ce qu’elle estimait qui était à elle, mais que je ne voulais plus la voir.

Bien sûr, par la suite, nous nous sommes revus, mais pendant plus de trois mois, elle n’a pris aucune nouvelle de Tom. Elle n’a pas cherché à le voir, pas plus qu’elle n’a pris de ses nouvelles, ni en me téléphonant, ni en contactant des membres de notre famille.

Pour ma part, j’étais, cette fois-ci, soulagé. Les déceptions avaient eu raison de mes sentiments, et je n’avais plus envie de poursuivre cette relation devenue trop conflictuelle.

Mais depuis qu’elle a décidé d’aller chercher notre fils un jour d’école, et de ne plus me le laisser, je ne peux plus faire autrement que d’en passer par mon avocate.

 

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Je cherche à travers ce blogue à vous parler des femmes, non plutôt de la chasse, quoique certains pensent que l’un va avec l’autre. Mais non, je vous mène un bateau. Je suis un pécheur… ou un pêcheur ?? Amateur de vélo, je perds facilement les pédales parait-il. Mais non, j’avoue, c’est moi Zorro… mais ne me recherchez pas mon numéro aussi est masqué. Finalement tout est relatif, alors j’adore les relations. Mais ne vous en faites pas, je sais aussi être tendre et soumis à mes heures…