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Mauvais karma

Mauvais karma - Marc Bélanger

Parmi les choses les plus dures qu’il m’a toujours été impossible à supporter, ce sont les mauvais voisins. Quand cela arrive, on a l’impression de subir une punition du sors. Comme dirait un de mes amis, mauvais chakra. Mais pourquoi faut-il que cela tombe toujours sur moi ? J’ai toujours tout fait pour vivre tranquillement, à l’exception de quelques week-ends, dans l’année où je m’exprime ouvertement après une bonne cuite. Est-ce cela qui provoque un magnétisme aspirateur de mauvais voisinage ? Il n’y a rien de moins sûr. Cela faisait cinq ans que j’habitais dans cette maison, proche d’une route qui me permettait d’arriver en quelques minutes au travail. Il n’était pas question que je change d’adresse, car j’avais plus d’une raison de rester dans ces lieux. Quel que soit le voisinage, il me fallait trouver des solutions assez vite, car je ne me voyais pas changer de style de vie tout de suite.

J’avais, depuis deux jours, hérité d’un vieux couple de voisins avec leurs chiens. Ils s’étaient installés avec fracas, et avaient fait déborder toutes leurs affaires sur mon jardin. Je ne dis rien les premiers jours, pensant qu’ils allaient faire le nécessaire pour débarrasser assez vite ce foutoir. Il m’a fallu aller frapper trois fois à leur porte, pour espérer que ce soit fait assez vite. Vous imaginez bien l’accueil qu’ils m’avaient réservé. Le surlendemain, à mon réveil, je sortais pour faire mon jogging habituel. Je remarquais à ce moment-là, quelques macarons sur ma pelouse. Évidemment, les chiens avaient été assez bien dressés pour aller faire leurs besoins juste à côté de chez eux. Mais pas dehors. Non. Juste à côté, chez le voisin. Je frappais encore une fois chez eux, pour leur demander de venir ramasser les crottes de leurs chiens. C’est à partir de ce jour-là que la guerre fut prononcée.

À la fin de la semaine, je rentrais dans un magasin de porte et fenetre Saint-eustache, pour trouver une portière, et de quoi délimiter mon jardin. Il me fallait tracer une frontière pour mettre une limite bien nette entre les nouveaux voisins et moi. J’avais choisi une portière assez grande, et des planches de barrières assez longues, pour ne plus les voir. J’avais délimité de la sorte, toute la superficie de mon jardin. Une fois terminé, je venais de me rendre compte que je m’étais cloîtré chez moi. Je venais de me punir à mon insu. Le soir venu, je ruminais ma rage au fond de mon fauteuil. La barrière ne pouvait rien contre le bruit. Je devais subir maintenant les aboiements nocturnes. Quelle ruse allais-je devoir trouver pour retrouver mon ancienne vie ?

 

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Je cherche à travers ce blogue à vous parler des femmes, non plutôt de la chasse, quoique certains pensent que l’un va avec l’autre. Mais non, je vous mène un bateau. Je suis un pécheur… ou un pêcheur ?? Amateur de vélo, je perds facilement les pédales parait-il. Mais non, j’avoue, c’est moi Zorro… mais ne me recherchez pas mon numéro aussi est masqué. Finalement tout est relatif, alors j’adore les relations. Mais ne vous en faites pas, je sais aussi être tendre et soumis à mes heures…