• Facebook
  • Twitter
  • Google +

L'exposition de Sylvie

L'exposition de Sylvie - Marc Bélanger

Je devais aller en ville avec des amis pour le vernissage de l’exposition de Sylvie. Elle est artiste plasticienne, et elle revenait d’Europe, où elle a séjourné pendant presque une année pour trouver de nouveaux sujets d’inspiration. Elle avait l’art de combiner des objets usuels pour façonner des œuvres d’art très contemporaines. Ses visites de châteaux en Bavière ou en France, les tapisseries anciennes qu’elle avait pu observer, les photographies des paysages qui avaient jalonné sa route, elle s’était servie de tous ces documents pour créer des objets magnifiques. Sa table couronne en est un exemple typique. Un plateau de verre repose sur la réplique d’une couronne celtique ; le plateau est gravé de symboles ésotériques. Leur disposition est irrégulière, comme s’ils avaient été étalés négligemment sur la table. Au centre, une rose des vents complète les images gravées.

C’est un exemple parmi tant d’autres, et je n’avais pas encore vu toutes les nouvelles réalisations de Sylvie. J’étais impatient de voir son fauteuil en forme de château, inspiré de celui qu’elle avait vu dans le sud de l’Allemagne. Je me préparais en vue de cette soirée. Une chemise en coton rayée de mauve accompagnerait mon costume de couleur lavande. J’avais une cravate en soie blanche, mais elle n’était pas assortie au reste de ma tenue. J’en pris une dans les tons bleu ciel, et je mis des chaussures de ville en cuir marron clair. Je n’avais pas de manteau à mettre, car les soirs de ce mois de juin, sans être vraiment torrides, étaient assez doux pour que je puisse m’en dispenser.

Je pris un parapluie, plus par habitude. La météo que j’avais regardée à la télévision ne mentionnait l’arrivée de précipitations, mais je préférais parer à toutes les éventualités, le tissu précieux de mon costume ne supportant pas une ondée trop forte, à mon avis. Après avoir vérifié que j’avais bien éteint toutes les lumières, je pris l’invitation que j’avais reçue de mon amie, sans laquelle je ne pouvais pas rentrer. Je la mis dans la poche intérieure de ma veste, et je bouclais mon appartement. Dans les escaliers, je rencontrais un voisin qui m’aborda pour me parler de l’installation prochaine d’une inspection camera. Il me demanda où j’allais, si bien habillé. Comme c’est un homme très sympathique, je lui proposais de m’accompagner. Il me remercia et il monta rapidement se changer. Quand il redescendit, j’étais surpris de son élégance, inhabituelle chez lui.

 

The author:

author

Je cherche à travers ce blogue à vous parler des femmes, non plutôt de la chasse, quoique certains pensent que l’un va avec l’autre. Mais non, je vous mène un bateau. Je suis un pécheur… ou un pêcheur ?? Amateur de vélo, je perds facilement les pédales parait-il. Mais non, j’avoue, c’est moi Zorro… mais ne me recherchez pas mon numéro aussi est masqué. Finalement tout est relatif, alors j’adore les relations. Mais ne vous en faites pas, je sais aussi être tendre et soumis à mes heures…