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La notion de valeur

La notion de valeur - Marc Bélanger

Je regardais un jour un documentaire à la télévision. Il s’agissait d’espace. Cela ne faisait pas 10 minutes que le documentaire avait commencé que l’on entendait parler de taches solaire. Ma mère venait voir pensant qu’il s’agissait des taches solaires de la peau. Je lui demandais de s’asseoir à côté de moi, et de s’instruire un peu sur un phénomène qui nous concernait tous. Elle me retournait comme une vieille chaussette, comme si j’avais dit la plus grosse stupidité du monde. Pour l’embêter un peu, étant donné qu’elle vivait chez moi depuis qu’elle avait divorcé de mon père, je lui faisais croire que j’avais diminué le nombre de chaînes télévisées de mon bouquet ADSL et que finalement, je ne gardais que celle où il y avait des documentaires. Je lui aurais annoncé que je la décapitais sur-le-champ, cela aurait eu le même effet. Elle ne se voyait plus vivre sans ses séries idiotes diffusables au kilomètre, racontant les pires inepties du genre humain. La seule chose que j’appréciais dans ses séries, c’était leur effet somnifère sur moi. Je ne dormais jamais aussi vite dès les premières minutes.

Je lui soumettais, quelques jours après, tout de même, que je tenais absolument à regarder un documentaire pendant le dîner le soir. J’en avais plus qu’assez de ses séries rasoirs. Le premier soir, après une petite bataille pour s’accaparer de la télécommande, je réussissais à mettre une chaîne documentaire. Nous tombions d’abord sur un sujet parlant de singes. Au bout de cinq minutes, elle faisait une relation entre le comportement d’une guenon et de celle de sa belle-mère qui n’était autre que ma grand-mère. Lorsque nous tombions sur des orques, elle leur trouvait un caractère commun avec une des héroïnes de ses séries bidon. Après être passé par des dauphins, des Manchots, des lionnes et des insectes, elle avait réussi à réduire tout le monde animal au niveau de la dépravation mentale des séries qu’elle suivait. Je ne pouvais admettre en entendre plus. Le lendemain, j’achetais une nouvelle télé, un écran plat, que j’installais dans ma chambre. J’avais en plus de cela acheté des écouteurs. Le rendu des documentaires était magnifique. Lorsque je rentrais le surlendemain, je trouvais ma nouvelle télé dans le salon et l’ancienne dans ma chambre. Ma mère trouvait cela incorrect qu’elle ne puisse pas profiter de la nouvelle télé. De plus, elle trouvait que les acteurs étaient, cent fois plus beaux sur celle-ci. Vous comprenez un peu ma vie !

 

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Je cherche à travers ce blogue à vous parler des femmes, non plutôt de la chasse, quoique certains pensent que l’un va avec l’autre. Mais non, je vous mène un bateau. Je suis un pécheur… ou un pêcheur ?? Amateur de vélo, je perds facilement les pédales parait-il. Mais non, j’avoue, c’est moi Zorro… mais ne me recherchez pas mon numéro aussi est masqué. Finalement tout est relatif, alors j’adore les relations. Mais ne vous en faites pas, je sais aussi être tendre et soumis à mes heures…