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De passage chez ma tante

De passage chez ma tante - Marc Bélanger

Si j’avais su que je serais aussi long à revenir, je serais certainement parti plus tôt de chez ma tante. Elle m’avait invité, un vendredi, pour le repas du midi. Je lui ai laissé des coordonnées de très bons professionnels dans le domaine de la maçonnerie Montréal. J’avais aussi vu qu’elle avait quelques réparations à effectuer sur du matériel électroménager. J’ai passé deux heures à remettre en état de fonctionner deux appareils, puis j’ai constaté que l’heure de retourner chez moi était arrivée. Je devais me dépêcher si je ne voulais pas être bloqué sur la route par des files ininterrompues d’automobilistes. Le trajet que je suis, quand je vais voir cette tante, passe par un axe routier qui peut être surchargé. C’est exactement ce qui s’est passé, ce soir-là. J’avais mal calculé mon horaire de départ. J’ai donc avancé tout doucement pendant presque trois quarts d’heure, alors que j’avais mis moins de dix minutes pour venir.

Lorsque je suis arrivé chez moi, j’étais fatigué et énervé, assoiffé et affamé. J’ai ouvert le réfrigérateur, pour essayer de me composer un repas avec ce qu’il contenait. Avec quelques œufs, un reste de pommes de terre sautées et des oignons frits, j’ai préparé une omelette. Quelques feuilles de salade l’ont accompagnée. En dessert, j’ai sorti une glace du congélateur. Je l’ai dégustée en regardant le début de ma série préférée. Ce visionnement fut interrompu par la sonnerie de mon téléphone. J’ai décroché, par habitude, et j’ai été surpris d’entendre une voix que je ne reconnaissais pas. L’homme s’est présenté. Il s’appelait Charles, et il était le voisin de ma tante, celle que j’étais passée voir dans l’après-midi. Il essayait de la joindre par tous les moyens, mais elle ne répondait pas.

Ce voisin avait une raison très simple de vouloir parler à ma tante. Il avait laissé le cerf-volant de son fils s’envoler, alors qu’il l’essayait. Le jouet s’était pris dans les branches d’un arbre du jardin de sa voisine. Le petit garçon voulait récupérer son cerf-volant, et de plus, son père craignait que le vent ne le fasse s’envoler plus loin, et qu’il ne soit plus possible de le rattraper. Je me suis tout de suite inquiété de l’absence de ma tante. Elle m’avait précisé qu’elle resterait chez elle toute la soirée. J’ai tenté de l’appeler. Mon inquiétude grandissait au fur et à mesure que le temps passait, sans qu’elle me réponde. Je fus soulagé quand j’ai reçu son appel.

 

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Je cherche à travers ce blogue à vous parler des femmes, non plutôt de la chasse, quoique certains pensent que l’un va avec l’autre. Mais non, je vous mène un bateau. Je suis un pécheur… ou un pêcheur ?? Amateur de vélo, je perds facilement les pédales parait-il. Mais non, j’avoue, c’est moi Zorro… mais ne me recherchez pas mon numéro aussi est masqué. Finalement tout est relatif, alors j’adore les relations. Mais ne vous en faites pas, je sais aussi être tendre et soumis à mes heures…